Voici la signification des noms de famille du Maroc

Que signifie votre nom de famille ? La jeune historienne Mouna Hachim a enquêté pas moins de cinq années et a réalisé un ouvrage de 500 pages sur la signification des noms de familles marocaines. L’ouvrage est disponible en librairie et dans les kiosques Sochepress au prix de 230 DH, en voici un extrait.

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Ababou

Le nom de famille Ababou a deux significations possibles. L’une est berbère, l’autre arabe. Dans le premier cas, il signifie maïs blanc tandis qu’en langue arabe, A’bab veut dire ondes. Si le nom de famille Ababou est connu principalement dans le Rif, il est également porté par des familles de Taza et de Fès. De cette famille d’origine rifaine, un nom célèbre se détache : il s’agit de celui du lieutenant-colonel Ababou. Cet ancien directeur de l’établissement militaire d’Ahermoumou est l’un des initiateurs du coup d’Etat de Skhirat en 1971.

Ahardane

Le nom Ahardane, d’origine rifaine, désigne à la fois un esclave affranchi ou une personne noire. D’ailleurs, le terme en arabe est Ahartane. Avant de devenir une illustre famille de Tanger, la famille Ahardane puise ses origines à Tamsamane dans le Rif oriental. Aujourd’hui, le nom Ahardane au Maroc renvoie directement au fondateur du Mouvement Populaire. Mahjoubi Ahardane, 86 ans, a traversé l’histoire politique marocaine du 20e siècle. Quand il fonde le Mouvement Populaire en 1957, avec Abdelkrim Khatib, il souhaite que la langue berbère soit au centre des préoccupations du parti.

Ameziane

Nom berbère, Ameziane signifie le plus jeune de la famille. On retrouve ce patronyme principalement dans le Rif, mais également en Kabylie (Algérie). Meziane est l’une des variantes de ce nom berbère. D’ailleurs, un Meziane s’est illustré dans la première partie du 20e siècle. Le maréchal Ameziane, le seul jusqu’à aujourd’hui à avoir porté le titre de maréchal, devient célèbre avec la guerre civile espagnole. Il combattra aux côtés des troupes nationalistes menées par Franco avant de rejoindre l’armée marocaine dès l’Indépendance du royaume.

Aqasby

Nom composé du préfixe berbère d’appartenance A et l’arabe Qasbah, forteresse. Le généalogiste Abd El Kébir Kettani distingue deux familles ayant porté ce nom à Fès : les Aqasby Demnati étaient depuis longtemps, dans la ville et les Aqasby Fassi. Ces derniers formaient une famille lettrée aux nombreuses ramifications. Ramifiés dans plusieurs régions du royaume, les Aqasby fournirent quelques doctes savants, d’habiles commerçants et des dignitaires du Makhzen. Ce qui n’est plus le cas actuellement puisque les deux Akesbi les plus populaires, Najib et Nourredine sont des antimakhzéniens notables.

Araïchi (el)

De la ville de Larache. Selon une des versions relatives à l’appellation de la cité, son nom serait dérivé d’El ‘Arïch (tamaris), en référence aux maisons construites sur les rives du Loukkos plantée de cet arbuste. Variante graphique Laraïchi. A Fès, l’ancêtre des Araïchi : nommé Abdellah, converti à l’islam à Larache, était barbier de son état. Un métier perpétué de père en fils par des descendants, d’où leur autre nom d’El Hajjam.
Acquérant une belle fortune dans la ville des idrissides, leurs ramification sont importantes dans la ville voisine Meknès. C’est d’ailleurs de là qu’est issu Fayçal Laraïchi, président de la SNRT depuis 2005.

Arouï (el)

De Oroua, un des noms du lion, en arabe. Variantes : Aroua, Laroui.
Nom connu au Maghreb, il peut indiquer une appartenance à la tribu bédouine des Aroua, ramification des Zoghba, du groupe Béni Hilal qui s’était partagé le Maghreb central. Au Maroc, les Aroua laissèrent anciennement leur nom à un groupement dans le Gharb qui tire lui-même son nom à une famille soufie établie sous le règne du sultan Almohade Yaâqoub ben Youssef à Doukkala.
Parmi les Aroui comtemporains les plus connus : L’historien et philosophe, Abdellah Laroui, membre de l’Académie du royaume et natif d’Azzemour en 1933, auteurs de plusieurs essais dont le plus célébre : le Maroc et Hassan II.

Assaraf

De l’arabe As-serraf : changeur. Nom attesté dans le monde arabe en référence au métier de vendeur d’or, ce fut le cas notamment pour Saâd Ibn Nafis Serraf, un égyptien installé à Bagdad. Selon une légende rapportée par Robert Assaraf dans un ouvrage Une certaine histoire des juifs du Maroc, l’origine des Assaraf remonte à la corporation des Serafim, fondeurs de métaux du temple de Jérusalem. A travers l’histoire du Maroc, le rôle des juifs fut attesté dans la fonte des métaux, dans la frappe des monnaies et dans la perception des douanes. Ce nom de métier fut ainsi porté du Nord au Sud du royaume. Parmi les personnalités célèbres portant ce nom, l’ex- patron de l’ONA, Robert Assaraf, né en 1936 à Rabat.

Ayyouch

Prénom arabe et adjectif intensif se rapportant à la vie. Nom vocif censé apporter la prospérité et la vie, il est réputé chez une famille ancienne de Fès. Les Ayyouch s’illustrèrent également dans la voie du négoce. Ce fut notamment le cas pour Mohammed Ayyouch, grand importateur de soie dont la maison de commerce était basée à Hambourg en 1907 avant d’ouvrir une filiale à Rome.
Actuellement, ils s’illustrent plus dans la communication comme c’est le cas pour Nourredine Ayyouch, fondateur en 1972 de Shems, agence de publicité. Son fils, Nabil Ayyouch est réalisateur auquel on doit entre autres Ali Zaoua et Mektoub.

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